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Étude - Les bonnes pratiques sur TikTok
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Badbuzz
04/02/2026
Marie Guyomarc'h
PR & Content Manager chez Visibrain
En ce début d’année 2026, la marque de cosmétique Huda Beauty est plongée dans une controverse d’ampleur sur les réseaux sociaux. Une story partagée par sa fondatrice, Huda Kattan, montrant une femme brûler la photo d’un prince héritier iranien, a provoqué une vague de réactions. Rapidement relayé, ce contenu a cristallisé les tensions et marqué le point de départ d’une polémique touchant aussi bien la fondatrice que sa marque.
Très vite, les appels au boycott se sont multipliés, accompagnés de vidéos d’internautes détruisant leurs produits et de prises de position virulentes en ligne. Ce badbuzz s’est propagé à grande vitesse, révélant la puissance des dynamiques numériques dans la construction et la remise en question de l’image d’une marque.
Visibrain, l’outil de social listening, propose une rétrospective de cette crise médiatique et analyse les mécanismes de sa propagation sur les réseaux sociaux.
Fin janvier 2026, Huda Kattan, la célèbre fondatrice de Huda Beauty, partage une story Instagram auprès de ses 5,2 millions d’abonnés, montrant une femme brûler la photo d’un prince héritier iranien. Cette scène, en lien avec les manifestations en Iran, a été perçue par certains internautes comme un soutien implicite au régime iranien.
La marque se retrouve rapidement au centre de l’attention des médias et des réseaux sociaux. Comme le montre la timeline ci-dessous, le nombre de mentions autour de Huda Beauty a fortement augmenté. Le 29 janvier, lors du pic d’activité, plus de 115 000 message sont été publiés en l’espace de 24 heures.
Au total, plus de 262 400 messages ont été publiés sur les réseaux sociaux par près de 70 000 internautes. Ces contenus ont généré plus de 16,1 millions d’interactions et 2,3 milliards d’impressions, dont 37 % proviennent de TikTok, qui arrive en tête pour le volume d’impressions.

En matière de polémique, X reste toujours en 2026 le canal privilégié pour commenter les crises, qu’elles concernent des marques, des institutions ou des personnalités médiatiques. C’est le cas pour le bad buzz autour de Huda Beauty, où plus de 90 % des publications ont été diffusées sur X.
Si le volume de publications est plus faible sur Instagram et TikTok, ces plateformes génèrent toutefois une visibilité et un engagement très élevés. Instagram domine en matière d’engagement, avec plus de 8,7 millions de likes, soit 38 % de plus que TikTok sur cette polémique. X arrive en dernière position sur ce point, avec seulement 205 429 retweets, malgré le fait qu’elle concentre les trois quarts des publications.
Ces chiffres soulignent l’importance pour les marques de veiller l’ensemble des réseaux sociaux en temps de crise. Un canal peut concentrer la majorité des messages, mais la portée et l’impact réel des publications se trouvent souvent sur d’autres plateformes, où les utilisateurs interagissent davantage par likes, commentaires et vues.

Le distributeur Sephora se retrouve également au cœur de la polémique sur les réseaux sociaux. Le nombre de mentions concernant Sephora, qui commercialise la marque, a été multiplié par 10 sur ces plateformes.
Cette actualité se reflète directement dans le volume de publications : près de 60 000 messages ont été postés le 29 janvier, marquant le pic le plus élevé du bad buzz autour de Huda Beauty.
Une crise ne reste jamais isolée et peut rapidement toucher différentes parties prenantes, telles que les distributeurs ou les partenaires.

Sur les réseaux sociaux, l’ampleur du bad buzz apparaît clairement à travers l’analyse sémantique. Dans le nuage de hashtags, le cœur de la polémique se distingue nettement, avec des hashtags en vert tels que #iranmassacre, #iranrevolution2026 ou #freeiran.
À côté de ceux-ci, l’appel au boycott est particulièrement marqué, représenté en rose dans le nuage des hashtags les plus utilisés, avec des mentions comme #hudabeautyboycott, #boycotthudabeauty ou tout simplement le hashtag #boycott.
Ces hashtags dominent largement les autres thématiques habituelles comme #bride, #makeuptiktok, #glamour #makeuplooks, qui sont reléguées au second plan au profit des sujets de polémique et de boycott.

Un exemple frappant de boycott ciblant la marque, repéré sur Instagram :
La mobilisation dépasse largement le cadre des réseaux sociaux. De nombreux internautes publient des vidéos montrant la destruction de produits, en signe de rébellion. C’est notamment le cas de la vidéo ci-dessous, qui a été visionnée plus de 965 000 fois sur TikTok.
@shinebabyxx This is the END! Huda beauty boycott for life T After all this time staying silent about what is going on in Iran, you opened your big mouth and rubbed salt to the wound of tens of thousands of Iranians who have lost loved ones. Shame on you hudabeauty huda you're a disgrace to women's community.#boycotthudabeauty #beauty #iranrevolution #girlssupportgirls #sephora @hudabeautyshop @sephora ♬ original sound - emma🩷
Autre exemple : une internaute s’est rendue dans un magasin Sephora et a apposé sur le corner Huda Beauty le message « Think before purchase, no makeup can coverblood #IranMassacre », vidéo qui a récolté 437 400 vues.
@foodi_vlog Boycott Huda Beauty for supporting the killing of people and children in Iran. @hudabeautyshop @SEPHORA ♬ Originalton - Foodi Vlog
Sur Instagram, au-delà des influenceurs, des médias et des créateurs de contenu, des experts de la situation en Iran ainsi que des militants prennent également position sur le sujet. Parmi eux, Emily Schrader, auteure et spécialiste des relations Israël-Iran, s’est distinguée en publiant une vidéo dans laquelle elle qualifie la fondatrice d’Huda Beauty de « raciste relayant aveuglément la propagande de la République islamique ». Cette prise de parole a été largement relayée, recueillant plus de 106 400 likes.
Par ailleurs, de nombreux entrepreneurs, activistes et créateurs de contenu iraniens se sont également exprimés, certains de leurs contenus dépassant les 20 000 likes.

Sur TikTok, les médias français et internationaux contribuent largement à amplifier le badbuzz en relayant l’affaire et les prises de parole de la fondatrice depuis le début de la polémique. M6, The i Paper et Au Féminin figurent parmi les médias générant le plus de vues grâce à leurs contenus.
Qu’ils soient généralistes ou spécialisés dans la presse féminine, ces médias parviennent ainsi à tirer leur épingle du jeu en capitalisant sur l’intérêt suscité par la controverse.

Extraits montrant des internautes détruisant les produits, témoignages d’Iraniens et d’Iraniennes appelant au boycott, ou encore récits journalistiques retraçant l’affaire : tels sont les principaux angles adoptés par les médias pour traiter cette controverse sur TikTok.
Dans ce contexte, M6 se distingue en totalisant 2,2 millions de vues sur sa vidéo. De son côté, The i Paper cumule 833 262 vues, tandis qu’Au Féminin atteint 492 250 vues

Le mardi 3 février, Huda Kattan a publié une courte vidéo personnelle, débutant par : «J’ai été conseillée de ne pas publier cette vidéo et de laisser le sujet s’éteindre ». Elle y affirme son opposition au régime iranien et insiste sur le fait que ses interventions sur les réseaux sociaux concernant des sujets politiques sont toujours guidées par de bonnes intentions. Elle reconnaît avoir relayé de mauvaises informations et précise que la publication en question était erronée. Elle réaffirme également son positionnement anti-guerre.
En moins de 18 heures, la vidéo a été likée plus de 136 000 fois et a généré plus de 23 000 commentaires, soit 7 fois plus que la moyenne autour de ses commentaires.
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