Veille réputation
Protégez votre image de marque.
Retour
Solutions
Réputation
Veille réputation
Protégez votre image de marque.
Communication de crise
Anticipez les bad buzz.
Leader advocacy
Boostez le personal branding de vos dirigeants.
Retour
Pourquoi Visibrain
Retour
Clients
Clients
Marques
Visibrain pour les marques.
Institutions
Visibrain pour les institutions & collectivités.
Agences
Visibrain pour les agences.
Cas clients
Découvrez comment nos clients utilisent Visibrain.
à la une
Comment LVMH transforme sa veille LinkedIn en levier d’influence avec Visibrain ?
Voir le cas client
Retour
Ressources
Ressources
Blog
Décryptages des dernières actualités.
Livres blancs
Études, analyses sectorielles et insights avancés.
Webinars
Nos prochains webinars.
Cas clients
Découvrez nos success stories et cas clients.
Documentation
Documentation de la plateforme.
Newsletter
Abonnez-vous à notre newsletter
À la une
Étude - Déployer le bon protocole en cas de crise social media
Télécharger
Tendances
02/09/2026
Thomas Martinez
Directeur de clientèle Social Listening de Vectors
La campagne présidentielle de 2027 sera celle du clipping. Les tendances le montrent et les retombées du premier vrai débat à la Rencontre des Entrepreneurs de France le confirment. Jeudi 27 août, la "rentrée politique" a définitivement eu lieu aux Universités d'Été du Medef (La REF), accueillant le tout premier débat entre 7 candidats à l'élection présidentielle, sur le thème du “courage” : en présence de Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Gabriel Attal.
Plus qu'un débat, c’est un grand oral face au patronat : le centre politique cherche ses candidats naturels, et le Medef son ou sa championne.
À 7 mois de l'échéance, alors que les sondages sont plus que jamais décriés, les réseaux sociaux nous offrent une autre façon de prendre le pouls d'une dynamique qui se joue avant tout en ligne : plébiscite d'un programme, adhésion à des propositions concrètes, mobilisation militante et mécanismes de réputation inhérents à la création de l’image mentale des candidats présidentiables.
Nos dernières études, notamment sur la taxe Zucman, s'étaient confrontées à une tripolarisation des communautés politiques françaises en ligne, héritée des législatives de 2024, une théorie en mouvement et toujours en débat. Est-elle toujours d'actualité après 2 années de fractures ?
Cette photographie des forces en présence nous renseigne sur la dynamique en cours de cristallisation : quels candidats émergent ? Se dirige-t-on vers un trio Le Pen - Mélenchon - Philippe ? Quelles séquences vont durablement marquer l'opinion ? Visibrain nous ouvre ses données pour tenter d'y répondre.
En ouvrant le topic Visibrain “Présidentielles 2027” sur X, nous pouvons observer que c’est en réalité la deuxième fois dans l’année que le volume de conversations sur les élections présidentielles (et les mentions des candidats) dépasse le seuil des 300 000 publications journalières (reposts inclus). Le premier acte avait eu lieu les 7 et 8 juillet derniers, lors de la condamnation en appel de Marine Le Pen, ainsi que l’officialisation de sa candidature.

Depuis le début de l’année, le rythme de croisière des conversations sur la présidentielle se situait entre 100 000 et 150 000 publications par jour sur X (reposts inclus). Depuis le débat, ce rythme s’établit au-dessus de 200k publications par jour. Un palier semble franchi.
Afin d’appréhender l’amplification en ligne de ce 1er débat présidentiel, nous avons opté pour une analyse de la séquence sur 72 heures (du jeudi 27 août 16h au dimanche 30 août 16h), à la fois sur X où se joue (encore et toujours) l’actualité politique en direct, mais aussi sur Facebook, Instagram, YouTube et désormais TikTok où s’établissent son onde de choc et les stratégies de clipping militant : des extraits, découpés et montés issus de courts vidéos longues (discours, podcasts, interviews, débats).

Volumétrie et indicateurs clés de chaque réseau social analysé
Visibrain capte les publications et les mentions des comptes des candidats, ainsi que toutes les occurrences de leur nom. Ainsi, le débat de La REF, qui est l’événement politique principal de la séquence, est analysé dans son contexte global, avec d’autres publications diffusées mentionnant les candidats.
Notre cartographie des communautés réalisée sur X (via Gephi, algorithme de centralité eigenvector, spatialisation force atlas 2) révèle quelques clés de lecture immédiates :
Au milieu de l’arène, les candidats “Medef compatibles” émergent par leur centralité : Edouard Philippe, Marine Le Pen, Gabriel Attal, mais également Bruno Retailleau. Raphaël Glucksmann ou Marine Tondelier sont plus en retrait.
Exit la tripolarisation sur X ? Le réseau penche désormais largement à droite et à l’extrême-droite, en témoigne la position centrale de la communauté RN (violet) dans le débat ; émergent certains courants souverainistes (en vert) autour de Florian Philippot et François Asselineau, ainsi qu’un pôle libertarien autour de David Lisnard (en bleu foncé). Du côté du bloc central, on retrouve des restes du clivage gauche-droite plus traditionnel (bleu clair et jaune).
Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, n’occupe pas une position centrale dans le débat, mais il est un hub au sein de la communauté insoumise (en rouge), signe d’autorité dans son propre réseau, où émergent des comptes d’actualité en direct (@impactmedia) et de clipping militant aux extrémités.

Si Edouard Philippe apparaît comme le compte le plus influent dans le bloc central sur X (en bleu, avec 8% des comptes), il émerge principalement parce qu’il est attaqué par les autres blocs politiques et fait l’objet de nombreuses interpellations souhaitant l’associer au bilan des années Macron. Il est mentionné 89 000 fois, soit dans 8,6% du corpus sur X.
Lors du débat, il est rapidement attaqué par le RN : Marine Le Pen, qui égrène les “normes”, l’associe à une politique ayant freiné les entreprises, tandis que Jean-Philippe Tanguy le confronte aux écrits de son dernier ouvrage. Côté LFI, Jean-Luc Mélenchon le renvoie à sa position d’ancien Premier ministre qui vient dire “ce qu’il faut faire” (@ImpactMedia, 4.5M vues), quand Thomas Delplace critique la rémunération qu’il avait à cette position.
Edouard Philippe fait autorité dans le réseau, agrégeant des élus et militants pro-européens, mais il n’émerge que rarement de manière organique, à l’exception de son second débat face à François Hollande (le dimanche), lorsqu’il affirme qu’il ne votera ni pour le RN, ni pour LFI.
Le double débat tend à renforcer sa centralité dans l’analyse, mais il ne dit rien de sa dynamique, ni de sa capacité à porter un message. Tout le paradoxe est là : Edouard Philippe n’apparaît pas organiquement dans le top 100 des publications les plus visibles sur X, sur Instagram, ou sur TikTok, mais il est le candidat n°1 sur LinkedIn avec un post sur les arrêts de travail.
Top citation d'Edouard Philippe (880k vues) :
🤬 Pardon mais c'est ÉNORME : Jean-Luc Mélenchon PÈTE UN CÂBLE parce qu'Edouard Philippe … critique MARINE LE PEN ! Mais vas-y Jean-Luc appelle à voter RN tant que t'y est !! WTF pic.twitter.com/qr9m2ZdFIU
— Le Zelenskyste 🇫🇷🇺🇦 (@VolodimirZelen1) August 27, 2026
Top interpellation d'Edouard Philippe (4,6 millions de vues)
🚨🇫🇷 FLASH
— Impact (@ImpactMediaFR) August 27, 2026
👉 C'était l'une des séquences à ne pas manquer de ce débat 😭
JEAN-LUC MÉLENCHON DÉZINGUE LE DÉBAT, ATTAL, PHILIPPE ET LE PATRON DU MEDEF : TOUTE LA SALLE SE MET À RIRE !
"Je viens de vous entendre comme opposants sur le logement, on croit rêver. Vous êtes au… pic.twitter.com/U19nsQrhTH
Plus en retrait sur notre cartographie X (en jaune), ce dernier est davantage présent sur les autres réseaux. Gabriel Attal jouait gros à La REF. Applaudi par le public à l’issue de certaines de ses interventions, il a su préparer le débat en travaillant des formules impactantes, ce qui peut être gage de réussite sur les réseaux sociaux à l’ère où les extraits font l’opinion.
Ainsi, quelques prises de paroles émergent, lorsqu’il décrit Marine Le Pen en “sujet, verbe, immigration” (@tf1info, 1.1M vues) ou la singe en “copropriétaire qui vient aux assemblées générales, qui vote contre tous les travaux (...) et se plaint ensuite que l'ascenseur soit en panne” (@GabrielAttal). Pour autant, sur ses propres réseaux, il ne reprend pas ces séquences, ses équipes publiant seulement un édit TikTok “Attal core” qui tente d’imiter les codes du clipping militant : une occasion manquée, ou une stratégie délibérée de laisser le clipping aux comptes “spécialistes” en dehors de ses canaux principaux ?
Top citation de Gabriel Attal (1 million de vues) :
@tf1info Gabriel Attal : "On en revient aux grands classiques de Madame Le Pen : c'est sujet, verbe, immigration" Lors d'un débat organisé par le Medef avec sept candidats à la présidentielle ce jeudi 27 août, Gabriel Attal (Renaissance), a lancé qu'"on en revient aux grands classiques de Madame Le Pen : c'est sujet, verbe, immigration" et sur l'économie, "on ne sait pas comment c'est financé". Il a ajouté que "l'écran de fumée Bardella est définitivement tombé".
♬ son original - TF1 INFO
Top interpellation de Gabriel Attal (1 million de vues) :
Deuxième candidat le plus mentionné et cité sur X (137 000 fois, soit 10% du corpus) et 3ème sur Instagram, Gabriel Attal est particulièrement ciblé par les insoumis : Jean-Luc Mélenchon l’attaque au sujet des bassines et du refroidissement du nucléaire (@jinanterre - 1.2M vues) et Manon Aubry affirme qu’il a tronqué ses propos en évoquant la polémique des “nuisibles”. Mais la critique de Gabriel Attal vire également à la parodie, avec la vidéo virale diffusée par le journaliste de L’Humanité @valadista caricaturant le caractère libéral de ses annonces (+1M de vues, 70k likes sur Instagram).
En parallèle du débat, un réseau de comptes patriotes et pro-russes publie une vidéo d’un discours de Gabriel Attal daté de 2022, afin de pousser un narratif selon lequel “même Attal admet que l’Ukraine a commencé la guerre” (@FilFrance, @RosettaSil94605, @Resistance_SM). Le spectre de l'ingérence étrangère n’est jamais loin… et confirme que la campagne a bel et bien commencé.
Marine Tondelier avait une carte à jouer afin de replacer les enjeux écologiques au centre du débat économique après un été caniculaire. Pourtant, elle n’émerge pas réellement en ligne, avec seulement 1,5% des publications qui la mentionnent sur X (15 000 publications, reposts inclus). Sa position sur le besoin d’une immigration travail, applaudie par le Medef, est décriée par les militants patriotes et les souverainistes en ligne (@f_philippot). Sur Instagram, elle est présente dans 2,7% des publications, sa critique du Fonds vert adressée à Gabriel Attal dépasse tout juste 230k vues, et TF1 amplifie sa proposition de Smic à 2 000 euros qui génère du débat en commentaire (1M vues).
Raphaël Glucksmann devait quant à lui profiter de son momentum de déclaration de campagne et d’une semaine où il était particulièrement suivi par la presse. Il est mentionné dans 3,5% du corpus sur X (près de 37 000 fois), mais relativement peu dans le cadre du débat, à l’exception d’un post d’Aymeric Caron qui l’accuse de reprendre le nom de son parti comme slogan de campagne. Raphaël Glucksmann émerge toutefois sur Instagram, réseau qu’il affectionne, en attaquant Marine Le Pen sur le vote contre la protection des commerces face à Shein (1.1M vues), ou en critiquant Bruno Retailleau pour le bilan économique de la droite qui a “cramé la caisse” (748k vues). Pour autant, ses interventions n’ont pas généré de forte visibilité sur les comptes de @tf1info. Hors du débat, la critique reste vive pour son “passé géorgien” via l’ingénieur @KimNoel (1.4M vues, 5.2k partages), ou quand l’humoriste Mathieu Madénian ironise sur son absence supposée de programme (2.5M vues, 117k likes).
Bruno Retailleau était en terrain conquis au Medef, mais a-t-il pu faire l’unanimité avec ses propositions ? Sur son compte Instagram, il ne publie qu’une seule vidéo sur le débat où il propose de “taper l’assistanat”, qui plafonne à moins de 200k vues. Il peine également à émerger sur TikTok. Sur X, il est mentionné dans 3,3% du corpus (33 500 fois). Pour autant, ce dernier a fait une annonce forte en proposant de lier proportionnellement l’âge de la retraite à l’espérance de vie à la retraite, une proposition mise en avant par @tf1info (428k vues) qui canalise des critiques. À l’arrivée, ses propositions sont davantage soulignées par ses opposants que dans son propre camp.
David Lisnard n’était pas au grand débat, mais il était invité à La Ref. Il profite de son débat face à Fabien Roussel pour rassembler les militants libertariens du réseau X et se dégage nettement sur notre cartographie, avec un petit écosystème militant. Cela coïncide avec son entrée en campagne et son premier meeting, ce qui s’observe par une dynamique nette sur son following (+20k abonnés tous réseaux confondus sur la semaine), soulignée par le baromètre @LoupePolitique. Devient-il un outsider crédible, ou profite-t-il seulement à plein des inclinations de X ?
Celui qui souhaitait “dire leurs quatre vérités” aux patrons s’est retrouvé au centre de l’attention en ligne. Dans notre corpus sur X, il est mentionné dans 25% des publications (247 000 publications, RTs inclus), une proportion considérable.
Le vrai temps fort en ligne du débat a eu lieu autour de sa proposition d’augmenter les salaires, qui a déclenché les rires de l’audience. Cette séquence est devenue virale, et a suscité une forte indignation en ligne. Jean-Luc Mélenchon, grâce à cet extrait, transforme l’auditoire hostile du Medef en un terreau fertile sur les réseaux sociaux :
Près de 100k posts sur X (1/10ème du volume global, reposts inclus), cf @scar2plaz
Plus de 181 posts TikTok (6.7M vues et 2.6M likes cumulés), cf @clempol_
Plus de 142 posts Instagram (+15M impressions), cf @lesrepliquesofficiel
Son alerte sur la récession économique a également généré une très forte visibilité, confirmée deux jours après par un rapport de l’Insee, et mise en avant par @TheTortueSagace (1.6M vues, 15k partages).
Cette stratégie de clipping militant est le résultat de l’ancrage local des “groupes d’action” de LFI, et de la participation des sympathisants insoumis au débat : chaque militant devient un community manager en puissance qui réalise ses propres vidéos. Cette stratégie n’a pas besoin d’être coordonnée pour exister et porter ses fruits. L’exemple le plus marquant est le succès du compte @glupatate, qui propage des édits positifs sur LFI (ou négatifs vis-à-vis d’adversaires) depuis plusieurs années.
1,8 million de vues pour la séquence sur le compte TikTok de Jean-Luc Mélenchon :
@jlmelenchon Il faut augmenter les salaires ! Il faut augmenter le SMIC ! Si vous ne le faites pas, vous aurez la récession ! La consommation populaire représente 55% de la richesse du pays. Vous rirez jaune si vous ne partagez pas les richesses !
♬ son original - Jean-Luc Mélenchon
Un édit TikTok du compte @melenshort génère plus de 1,4 million de vues sur TikTok :
@melenshort IL LES ATOMISE !!🧨 Mélenchon atomise les droitards du plateau, qui veulent continuer de faire des cadeaux fiscaux aux entreprises, au détriment des plus pauvres. #Melenchon #débat #Laref26 #impots #politique ♬ son original - MelenShort
Sur YouTube, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon a déjà été analysée sur les dernières campagnes. Ce dernier peut toujours s’appuyer sur cette large audience de 1.2M abonnés : ainsi, la vidéo du débat réalise pratiquement autant de vues sur sa chaîne que sur la chaîne du diffuseur officiel, LCI.

Marine Le Pen devait se crédibiliser sur le volet économique afin de conquérir le patronat, et sa position sur les retraites était attendue, après que Jordan Bardella ait été reçu à la REF l’année dernière. Rapidement, elle charge Gabriel Attal sur les “1000 milliards” de dette, un extrait qui dépasse 3M de vues et devient le post Facebook le plus engageant parmi l’ensemble des candidats. Elle est épaulée par le compte du Rassemblement National, et les annonces de Jordan Bardella sur un “programme de redressement” du pays afin d’économiser 125 milliards d’euros (cf. Vibe France). Elle est citée dans 21,3% des publications Facebook.
Sur X, elle est légèrement moins mentionnée : 12,14% du corpus (125 000 posts et reposts) mais reste la 2ème candidate générant le plus de partages, derrière Jean-Luc Mélenchon. Toujours épaulée par Jordan Bardella, les deux leaders du RN apparaissent en tandem sur notre cartographie du réseau. Elle est toutefois fortement interpellée, par des internautes pro-Mélenchon, avec plus de 130 publications qui ironisent sur son absence de bracelet électronique à la cheville (cf. @Ilangabet ou @__N_a_n_e), mais aussi attaquée à sa droite par Sarah Knafo qui en profite pour promouvoir son livre. À souligner, le soutien international à la campagne de Marine Le Pen sur le réseau, représente près de 10% des publications qui la mentionnent : ses discours sont traduits et sous-titrés (@RaulGallart80, 4k partages), Elon Musk avait déclaré qu’elle constituait le “dernier espoir de la France”.

Sur notre cartographie, une importante communauté souverainiste se détache (en vert), avec près de 20% des comptes. Ces échanges correspondent aux réactions face au discours de Ursula Von Der Leyen à La REF, qui a évoqué l’épargne dormante des européens.
En première ligne, Florian Philippot interprète ce discours comme une “alerte” et une nouvelle invitation à quitter l’UE (345k vues, 5.4k partages). En seconde ligne, François Asselineau dresse le bilan de la présidente de la commission européenne, et fustige son “invisibilisation” du débat.
La critique de l’élite politique n’est jamais loin, en témoignent les publications de Juan Branco qui voit dans ce débat des “ploucs (qui) simulaient leurs désaccords et oppositions sur scène tout en se faisant blagues et accolades dans les coulisses”. Les clips des coulisses ont en effet largement circulé, sur TikTok, et ont même été repris par Quotidien.
Si la tripolarisation du débat politique français reste une matrice d'analyse pertinente en ligne, elle ne saurait masquer les batailles rangées face à la multiplication des appétits présidentiels.
La gauche social-démocrate cherche à se frayer un espace entre LFI et le bloc central, et à créer une dynamique via l'exercice des primaires. À droite, la bataille pour le leadership ne fait que commencer et ce premier débat ressemble davantage à un échauffement, ou à une partie d'échecs entre Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, dont l'issue pourrait aussi devenir une addition de forces militantes en ligne.
La photographie des forces numériques, largement trustée par le clipping militant, converge vers un duel Mélenchon-Le Pen : le premier domine Instagram et TikTok, la seconde règne sur X et sur Facebook. Attal était donné gagnant par la presse, mais notre analyse social media ne converge pas vers la même conclusion. Beaucoup de candidats n'ont pas assez capitalisé sur la séquence, avec un seul post sur Instagram ou TikTok sur le débat, trop peu pour exister.
Pendant que le Medef peine à trouver son champion, c'est la séquence des rires face à Jean-Luc Mélenchon proposant l'augmentation des salaires qui restera comme le temps fort de ce débat en ligne. S'impose-t-elle comme un marqueur d'opinion de la campagne ? Historiquement, le débat de la REF signe la rentrée politique, mais il peine à s’ancrer dans les mémoires collectives. Que reste-il pour le grand public, cette majorité silencieuse, qui n’a probablement pas regardé le débat dans son intégralité ? Sans doute quelques clips.
Cette analyse s'appuie sur les données Visibrain (X, Instagram, TikTok, Facebook, YouTube) collectés entre le 27 août 2026 16h et le 30 août 2026 16h, rassemblant les publications et mentions en ligne des principaux candidats à l’élection présidentielle. La cartographie X a été réalisée sur Gephi, avec les calculs et algorithmes de degrés pondérée, de centralité eigenvector, un calcul de modularité communautaire, ainsi qu’une spatialisation avec Force Atlas 2.
NEWSLETTER
Inscrivez-vous à la newsletter Visibrain
Recevez les contenus Visibrain directement dans votre boîte mail
NewsletterNewsletter