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Dans l’analyse des conversations, un phénomène d’astroturfing, c’est-à-dire d’une manipulation artificielle de l’opinion en ligne à l’aide de faux comptes automatisés ou coordonnés, apparaît. Plusieurs comptes suspects publient parfois plus de 500 tweets par jour, contribuant à amplifier artificiellement le volume des échanges autour de l’hantavirus sur X.
L’étude des profils révèle plusieurs typologies : certains affichent des références explicites au mouvement MAGA de Donald Trump, d’autres présentent des comptes anonymisés sans photo ni biographie identifiable, tandis que d’autres relaient des messages très polarisés tels que « Stop aux mensonges et manipulations #antiwok » ou encore des formulations comme « so tired of all the ridulou bs we've experenciend the last few years ».
Certains messages analysés sur X notamment relèvent de dynamiques complotistes ou conspirationnistes. Ils reposent notamment sur des interprétations erronées ou sorties de leur contexte d’informations scientifiques, comme l’affirmation selon laquelle l’hantavirus ne serait “pas contagieux”, ou encore sur des réinterprétations pour suggérer des preuves cachées.
D’autres contenus s’inscrivent dans des récits d’influence ou de manipulation impliquant des acteurs politiques ou institutionnels, sans éléments factuels vérifiables. Certains messages détournent également des informations réelles pour alimenter des soupçons plus larges. Ces différentes formes de discours participent à la diffusion de narratifs complotistes dans les conversations en ligne autour du sujet, comme dans la sélection de 3 tweets ci-dessous.

Du côté de LinkedIn, plus de 300 entreprises ont déjà pris la parole sur le sujet. Les institutions y occupent une place centrale, à l’image des Hôpitaux Universitaires de Genève, qui communiquent à la fois en français et en anglais sur leur page officielle. À la suite de l’identification de la souche Andes de l’hantavirus, l’établissement a notamment diffusé une vidéo de l’un de ses responsables de laboratoire de virologie, faisant le point sur la situation à bord du navire de croisière concerné, tout en relayant des analyses plus approfondies disponibles sur leur site.
D’autres acteurs institutionnels, comme le Ministère de la Santé, utilisent également LinkedIn pour diffuser leurs communications officielles, en relayant notamment leur communiqué de presse intitulé « Cas d’hantavirus à bord du navire MV Hondius : point de situation des autorités sanitaires françaises ».

Sur LinkedIn, les prises de parole autour de l’hantavirus s’organisent en 4 grands ensembles de profils, où institutions, experts et médias structurent la circulation de l’information.
Les piliers institutionnels occupent une position centrale (en bleu ciel) et agissent comme principaux hubs d’information, avec notamment le World Health Organization, les Hôpitaux universitaires de Genève et l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control, en vert)
Les chercheurs et leaders d’opinion constituent un second pôle influent, avec des personnalités dont l’audience dépasse le cadre académique, comme Alejandro Rojas-Fernandez (en vert) ou Vinod RMT Balasubramaniam (en orange)
Les relais médiatiques, tels que L’Express (en violet) ou la BBC (en rose), assurent la diffusion et la vulgarisation des principales actualités auprès du grand public
Enfin, des pôles académiques régionaux se distinguent, notamment francophones avec l’Université Paris Cité (en violet), et hispanophones avec l’Universidad del Desarrollo et l’Universidad San Sebastián (en bleu/gris et lila), illustrant une mobilisation internationale de la recherche
Cette cartographie montre une structuration des échanges autour d’un socle institutionnel et scientifique solide, complété par les médias et les communautés académiques. L’hantavirus apparaît ainsi comme un sujet à la fois scientifique, médiatique et de santé publique à dimension internationale.
