Quel rôle les réseaux sociaux ont-ils joué dans la mobilisation autour de la crise environnementale ?

Maïlys Mas-Garrido
Responsable communication

@M_Masga

Depuis la rentrée 2018 le volume de messages publiés sur les réseaux sociaux au sujet de l’environnement, du réchauffement climatique et des énergies ne cesse d’augmenter. La prise de conscience au sujet des ressources limitées que la planète a à offrir commence à résonner auprès des internautes. C’est pourquoi Visibrain, en tant que plateforme de veille sur les réseaux sociaux, a réalisé une veille sur le secteur de l’environnement qui a donné lieu à une étude : « Comment la crise environnementale impacte-t-elle le secteur des énergies sur les réseaux sociaux ? ».

De là, Visibrain tire le bilan de la crise environnementale sur les réseaux sociaux. Décryptage.

Environnement et énergie : les temps forts sur Twitter

Que cela soit sur Twitter ou sur Facebook, l’environnement et toute la prise de conscience qui va avec, mobilisent particulièrement. Mais les problématiques liées à l’environnement sont particulièrement commentées sur Twitter, qui reste un lieu où les internautes échangent de manière plus spontanée que sur Facebook. C’est pourquoi nous nous sommes penchés sur l’activité autour de l’environnement sur Twitter, depuis la rentrée 2018 afin de comprendre comment la mobilisation s’est articulée en ligne.

Depuis la rentrée, la crise environnementale a généré plus de 1,5 million de tweets (plus de 2 millions en comptant Facebook). Ci-dessous, voici la courbe d’activité Twitter de tous les messages publiés sur l’environnement et les énergies.

Démission de Nicolas Hulot : élément déclencheur d’une colossale mobilisation autour de l’environnement sur les réseaux sociaux

Timeline crise environnement sur Twitter

Le 28 août 2018 : annonce de la démission de l’ex-ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot. Plus de 250 000 tweets publiés sur sa démission, dont 70 000 au sujet de la crise environnementale
Le 4 septembre 2018 : passation de pouvoir entre Nicolas Hulot et François de Rugis + lancement de “On est prêt !”, collectif de Youtubeurs qui se mobilisent pour l’environnement + «marche pour le climat», lancée au lendemain de l’annonce de la démission de Nicolas Hulot (en tout 52 000 tweets)
Le 16 octobre 2018 : polémique autour de la nomination d’Emmanuelle Wargon, ancienne directrice chez Danone, en tant que secrétaire d’État à l’écologie (30 000 tweets)
Le 6 novembre 2018 **: journée internationale pour la préservation de l’environnement + appel à manifester le #17novembre contre la hausse des prix du carburant, censée financer la transition écologique (27 000 tweets)
• **Le 19 novembre 2018
: suite à la mobilisation du #17novembre le volume de tweets explose au sujet du financement de la transition écologique par la taxation du diesel (35 000 tweets)
Le 27 novembre 2018 : troisième semaine de mobilisation contre la hausse des taxes sur le diesel. Pour les internautes l’environnement et l’écologie sont des prétextes du gouvernement pour taxer les particuliers (45 000 tweets sur l’environnement et les énergies).

Ainsi, la crise environnementale et la transition écologique ont vécu au rythme de l’actualité. La démission de Nicolas Hulot a insufflé le point de départ du “ras-le-bol” général qui a mené aux deux mobilisations digitales “On est prêt !” et “marche pour le climat”. Ces deux opérations ont par la suite permis d’appuyer et d’acter le mouvement dans la vie réelle, puisqu’elles ont transformé l’action digitale en véritable mobilisation physique. Les réseaux sociaux ont ainsi servi de levier à ces deux mobilisations pour l’environnement, mais de quelle manière ? Découvrez-le en téléchargeant notre étude !

Découvrez comment ces deux mobilisations ont réussi à engager sur les réseaux sociaux et quelles sont les tendances du secteur qui s'affichent comme solution à la crise environnementale

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