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#BadbuzzFyreFestival : le festival de rêve qui vire au cauchemar

5 Mai 2017
Publié dans Badbuzz

Toute cette semaine le web a beaucoup parlé du scandale autour du Fyre Festival, un événement musical organisé pour la toute première fois aux Bahamas, par le producteur américain Ja Rule. La promesse était belle : week-end glamour, luxueux, magique avec ses plages de sable fin et hype grâce à sa programmation branchée avec des noms tels que Major Lazer ou Disclosure. Mais entre « fake news », absence de réponse aux messages postés sur les réseaux sociaux et blocage de certains comptes, les organisateurs du Fyre Festival ont combiné toutes les techniques pour réaliser le parfait badbuzz. En effet, ces derniers ont coupé toute communication avec les plaignants et qui dit manque de communication, dit propagation et amplification des plaintes sur les réseaux sociaux.

Visibrain, plateforme de veille des réseaux sociaux, a analysé ce badbuzz afin de comprendre comment le scandale a pu prendre une telle ampleur.

Fyre Festival : du rêve au cauchemar

Le festival, qui devait se dérouler sur deux week-ends (28 au 30 avril et 5 au 7 mai), avait pourtant tout pour être un franc succès : programmation tendance, île de rêve, plages de sable fin, cuisine gastronomique, logements de luxe… Mais le rêve vire vite au cauchemar pour les premiers festivaliers. La veille du lancement, une violente tempête endommage déjà un peu l’île. Mais lorsque les participants arrivent sur place ils découvrent, en plus des dégâts causés par la tempête, que les services et les logements haut de gamme dont on leur avait vanté les mérites sont inexistants ! Le « dîner gastronomique » qui promettait d’être raffiné s’avère n’être que « littéralement composé de pain, de fromage et de salade » déclare @trev4president dans son tweet :

Les prémices du badbuzz

Fyre Festival : les premiers mensonges révélés plusieurs semaines avant le jour-J

Environ un mois avant le début du festival, le compte @FyreFraud est créé. Il dévoile la vérité sur le prétendu lieu où le festival devait se dérouler, soi-disant sur une « île privée, appartenant autrefois à Pablo Escobar », mais peu de monde prête attention à son tweet :

L’effet boule de neige des premiers tweets

Deux jours avant le festival, les participants n’ont toujours pas leurs billets d’avion et ne savent pas comment s’organise la prise en charge sur l’île pour accéder aux logements. Les questions fusent sur Instagram et sur Twitter mais restent sans réponse…

Sur les réseaux sociaux, les festivaliers essaient tant bien que mal de contacter les organisateurs. Ils sont dans la confusion la plus totale face l’absence de réponse à leurs questions. Les organisateurs vont même jusqu’à supprimer certains messages. Et c’est le compte @FyreFraud qui tweete le premier en postant le 25 avril 2017 à 15h54 un screenshot des messages Instagram supprimés :

Le second provient du même compte, il tweete le 26 avril 2017 à 19h31 un message confirmant que les organisateurs sont aux abonnés absents et bloquent même les festivaliers qui essaient de les joindre sur les réseaux sociaux :

Le lendemain à 20h17 @FyreFraud poste une vidéo, dévoilant « l’île tropicale privée appartenant autrefois à Escobar » qui n’est en réalité ni tropicale ni luxueuse :

Moins d’une heure après que @Fyrefraud ait posté sa vidéo, l’un des groupes tant attendu de la programmation, @blink182, annule sa venue. Le groupe n’est pas certain de pouvoir assurer un live de qualité en raison des conditions sur l’île :

Malheureusement, la crise n’a pas été gérée de la meilleure manière qu’il soit. Il aurait été préférable de prévenir, de rassurer, de répondre aux interrogations des festivaliers et de présenter des excuses plutôt que de stopper toute communication, comme cela a été fait, créant ainsi un véritable fossé entre les plaignants et les organisateurs. En effet, lorsque l’on est en tort et qu’il est trop tard pour empêcher une crise d’exploser, ce qui était le cas ici, il est conseillé de limiter les dégâts en reconnaissant ses erreurs publiquement. Certes, un communiqué, présentant des excuses, a été publié sur le site du festival, mais cela 2 jours après les premières plaintes sur les réseaux sociaux. 48 heures de trop, pendant lesquelles le badbuzz a pris de l’ampleur jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour limiter les dégâts.

Les médias influents s’emparent du badbuzz :

Top 3 des articles en ligne internationaux, les plus partagés sur le web

Twentywowordes.com - Here’s all you need to know about the crap show that was the Fyre Festival - 30 avril 2017 à 14h36 => Partagé plus de 2 500 fois

Vanityfair.com - Exclusive : the leaked Fyre Festival pitch deck is beyond parody - 02 mai 2017 => Partagé plus de 1 800 fois

News.vice.com - Fyre Festival organizers blew all their money months early on models, planes and yachts - 03 mai 2017 => Partagé plus de 1 700 fois

Top 3 des articles en ligne français, les plus partagés sur le web

Lesinrocks.com - Que s’est-il passé au Fyre Festival ? - 02 mai 2017 => Partagé plus de 50 fois

Elle.fr - Fyre festival : les coulisses d’un festival catastrophique - 02 mai 2017 => Partagé plus de 45 fois

Slate.fr Fyre Festival, le festival de luxe qui a viré au « Hunger Games » 28 avril 2017 => Partagé plus de 40 fois

Expressions qui qualifient le badbuzz sur Twitter : les « gosses de riches » en ligne de mire

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont préféré exprimer leurs pensées en se moquant des « rich kids » (gosses de riches) plutôt que de parler du scandale lui-même. Par exemple, ces derniers se plaignent de ne pas avoir ni à manger ni à boire sur place. Les internautes s’empressent donc de comparer leur « malheur de deux jours » à la crise sanitaire, liée à la contamination de l’eau potable qui a touché Flint, Michigan, de 2014 à 2016 ou encore en comparant leur court séjour de misère à la misère que vivent les « refugees » (réfugiés) dans leur pays au quotidien.

Nuage de mots Fyre Festival à l'international

En France aussi, les internautes se moquent légèrement de la « panique des festivaliers », mais ils communiquent plus sur « le désastre », « le chaos » et « l’horreur du Fyre Festival ». Le recours collectif apparu aux Etats-Unis, pour une plainte de 100 millions de dollars, fait aussi le tour du web.

Nuage de mots Fyre Festival à l'international

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